AFROGAMEUSES

AFROGAMEUSES

A propos

Afrogameuses est une communauté internationale, créée en 2020, composée majoritairement de gameuses et streameuses,
à la fois amateur et professionnel.
L’objectif est de favoriser un écosystème vidéoludique plus représentatif des minorités ethniques, à différents niveaux : les personnages, les plateformes de streaming, la formation, le monde e-sport et professionnel, à travers la promotion de modèles, la sensibilisation, l’information et la l’éducation, afin de favoriser l’égalité des chances des populations invisibles dans le secteur du jeu vidéo.
Les jeux vidéo connaissent des conflits similaires à ceux apparents dans les sociétés modernes. Des expériences de harcèlement, de sexisme et de racisme sont fréquemment rapportées faisant écho à la réalité de l’environnement sociétal. En 2019, la joueuse professionnelle chinoise Li Xiaomeng, connue sous le nom de Liooon et championne du monde du jeu Hearthstone, dénonce les attaques sexistes dont elle est régulièrement victime et déclare son soutien aux gameuses qui sont également victimes de harcèlement.

Les chiffres officiels montrent que seulement 14% du personnel des studios de développement en France sont des femmes et 2% sont non binaires ; 2% des professionnels du développement de jeux s’identifient comme noirs/afro-américains/afro-caribéens ; et une étude américaine de 2014 souligne l’absence de personnages racisés, en particulier de femmes racisées, dans une cinquantaine de jeux populaires, avec 3% de personnages noirs et 8% de protagonistes féminins , alors que seuls deux d’entre eux sont des personnages principaux du jeu.

“Les jeux vidéo ont-ils peur des noirs ?”
Éditer
Cette question a été posée en 2015, dans le cadre de la table ronde organisée par le média Arrêt sur images.

En France, les statistiques ethniques sont interdites. Il n’existe pas de chiffres pour évaluer la place des personnes racisées dans les studios, ce qui, pour Jennifer Lufau [fr], est un “schéma assez universel : globalement, peu de minorités travaillent dans la tech”, alors qu’il existe une “vraie demande des personnes racisées pour studios à mettre en place des mesures concrètes pour changer cette situation”. Environ 15% des emplois liés à l’industrie du jeu vidéo sont occupés par des femmes. Ce manque de représentation au niveau créatif se traduit par des représentations stéréotypées et hypersexualisées des personnages féminins. De plus, les héroïnes noires sont exotisées, sous forme d’objets sexuels fétichisés, et sont déshumanisées, présentées comme agressives et dépourvues de sentiments. Leur représentation physique reste superficielle car les studios ne prennent pas la peine de créer une représentation réaliste des coiffures afro ou de la couleur de peau. Ils sont rarement choisis dans des rôles principaux, car les studios et les investisseurs les considèrent comme un risque. La création de personnages féminins noirs intéressants et indépendants est une priorité. Actuellement, les jeunes joueuses ont du mal à s’identifier au type de personnages proposés. L’une des missions d’Afrogameuses est de contacter les studios de développement de jeux pour leur expliquer que ces personnages stéréotypés ne sont pas les bienvenus.

À un jeune âge, l’experte en marketing numérique Jennifer Lufau s’est rendu compte qu’en tant que joueuse, elle voyait peu d’autres femmes qui lui ressemblaient et se considérait comme une sorte d’anomalie : une femme et une noire. Pour elle, étant une femme noire geek, dans le monde raciste et sexiste du gaming, est en soi un geste militant. C’est souvent la cause du harcèlement, qui s’exprime par la réception régulière de commentaires haineux. Pour éviter cette situation, de nombreuses femmes racialisées dans le monde du jeu utilisent des pseudonymes à consonance masculine.

En 2020, Jennifer Lufau a contacté d’autres femmes concernées par le biais de réseaux féministes, tels que Women in Games, et de groupes antiracistes, tels que Black Geeks,[1] afin de partager leurs expériences respectives. Ensemble, ils ont créé le collectif Afrogameuses, qui est né sur Instagram le 14 juillet 2020, avant de devenir officiellement une association à but non lucratif quelques mois plus tard, grâce à une campagne de financement participatif, qui s’est achevée le 25 septembre 2020. A cette époque, des initiatives similaires étaient proposées dans les pays anglophones, notamment aux États-Unis, mais une telle structure n’existait pas en français.

Le 24 octobre 2020, sur la plateforme Twitch, le collectif a animé une masterclass en partenariat avec la chaîne MadmoiZelle et, en janvier 2021, l’association a signé son premier partenariat avec Maratus Game, un studio belge indépendant, notamment le développeur d’Arisen, une carte narrative jeu sur l’esclavage, basé sur un choix de personnages féminins, masculins, binaires ou non binaires, homosexuels, hétérosexuels et bisexuels.

En mars 2021, neuf mois après sa création, la communauté Afrogameuses comptait plus de 3 000 followers sur son compte Twitter et, le 19 juin 2021, l’association organisait un meet-up jeu vidéo et esport à Paris, dans le cadre du projet ParisENVIES.

Afrogameuses est une association qui œuvre pour une meilleure intégration des minorités dans le secteur du jeu vidéo. Grâce à son soutien, cette communauté inclusive encourage les joueurs et les streamers d’ascendance africaine à prendre leur place dans l’industrie. Les gameuses et streameuses, ainsi que les professionnelles de l’industrie du jeu vidéo, sont valorisées et invitées à des sessions live et des masterclasses, pour échanger et parler de leur parcours, de leur métier et de la diversité du secteur. Différentes actions sont mises en place pour soutenir les femmes gamers confrontés à des discriminations intersectionnelles (misogynie, racisme) et de créer un espace de partage et d’éducation. Selon la fondatrice Jennifer Lufau, “le féminisme n’a pas été conçu à l’origine pour les personnes racisées, et n’a donc pas les mêmes objectifs. Être noire est un marqueur social en plus d’être une femme, et c’est quelque chose qui fait la différence aujourd’hui, partout l’objectif principal est de rencontrer et de rassembler des joueuses d’ascendance africaine, dans le but de pallier leur absence dans l’esport et le streaming, notamment sur la scène francophone.

L’objectif du collectif est de rendre visibles, de manière positive, différents profils de gameuses afro-descendantes actives en France et à l’étranger, afin d’ouvrir la voie à d’autres ; fournir des ressources contre le harcèlement, ainsi que les comportements racistes et sexistes en ligne ; pointer et trouver des solutions aux personnages féminins noirs souvent stéréotypés, secondaires et non jouables dans les jeux vidéo ; pour démontrer que le jeu est un secteur viable et accessible pour les jeunes filles noires. Bien que l’accent soit davantage mis sur les femmes d’ascendance africaine, l’association promeut la diversité et l’inclusion de tous les genres pour influencer l’industrie du jeu vidéo sur ces questions, tant en termes de représentation que d’emploi. Les personnages noirs, forts et féminins se faisant rares dans le monde des jeux vidéo et des gamers, les actions tentent de contrer cette invisibilisation et incitent les femmes à dénoncer les comportements sexistes et racistes.

L’association Afrogameuses articule ses interventions autour de quatre axes. D’une part, il soutient l’amélioration de la représentation des personnes racisées dans l’univers du jeu vidéo, par la promotion de modèles sur les différentes plateformes de jeu et les réseaux sociaux, dans le but de développer l’intérêt des femmes noires pour ce domaine, à la fois pour travailler et diffuser. D’autre part, il renforce le réseau d’information et d’accompagnement des membres de l’association dans leurs projets, par la mise en place d’ateliers de coaching, qui favorisent une meilleure insertion professionnelle dans le monde du jeu vidéo. De plus, il propose un espace d’accompagnement contre le harcèlement lié à l’intersectionnalité des identités et à la discrimination, destiné à recevoir les personnes faisant l’objet de comportements toxiques, comme des propos racistes ou des agressions en ligne, dans un cadre d’écoute bienveillante. Enfin, il favorise la sensibilisation du grand public et l’accompagnement des acteurs du secteur du jeu vidéo, à travers divers événements et partenariats, traitant des problématiques liées à la diversité et à l’inclusion.

Afrogameuses dispose d’un réseau mondial d’ambassadeurs qui participent à des événements et dialoguent avec les médias au nom de l’association, afin de mettre en place des initiatives pour promouvoir la diversité dans les jeux vidéo au niveau international.

En partenariat avec La Féministerie, Afrogameuses organise des ateliers portant sur les stéréotypes existants sur les femmes noires et leur invisibilisation dans l’industrie du jeu vidéo, que ce soit du point de vue des joueuses ou des personnages. Prendre conscience de la réalité de la situation est une première étape pour déconstruire les préjugés inconscients qui influencent le sexisme et le racisme.

Le collectif organise également des événements diffusés en direct sur la plateforme de streaming Twitch.

Formation et accompagnement

L’association propose un programme de mentorat entre des professionnels du secteur du jeu vidéo et des personnes issues de minorités qui souhaitent entrer dans ce domaine. Depuis juillet 2021, l’association développe un partenariat avec Gaming Campus et propose un cours de découverte de la programmation de jeux vidéo, sur Unreal Engine 4. L’association propose également un programme de partenariat, qui permet aux entreprises, écoles et associations de participer à l’évolution de l’industrie en participant à divers événements de réseautage et séances d’information. Une communauté de testeurs issus de populations diverses et mixtes est disponible pour tester de nouveaux jeux et échanger avec les développeurs.
Par ailleurs, l’association accompagne les membres à la recherche d’un emploi dans l’industrie du jeu vidéo et organise régulièrement des masterclasses et des ateliers de coaching avec des professionnels.

Afrogameuses collabore également avec des studios afin de soulever les enjeux de diversité, tant dans le processus de recrutement que dans la sensibilisation des collaborateurs, et propose également son expérience pour la conception de jeux inclusifs.

D’autres actions

Afrogameuses s’appuie sur un système de role model pour célébrer les femmes noires – streamers, gameuses, professionnelles -, notamment à travers les réseaux sociaux, où un post hebdomadaire célèbre “l’Afrogameuse de la semaine”.

L’association propose également un annuaire des femmes non binaires et des personnes issues des minorités ethniques du secteur. Cette initiative, baptisée #EllesFontLeGame, répertorie les streameuses et professionnelles du jeu vidéo affiliées, afin de leur donner plus de visibilité.

Le collectif contribue également à faire mieux connaître et valoriser les jeux vidéo africains, en mentionnant par exemple ce qu’ils représentent en termes de potentiel pour l’industrie. Cependant, les personnes capables de citer un jeu vidéo africain restent trop rares, même s’il s’agit souvent de bons jeux qui correspondent à une vision locale.

Projets
L’association Afrogameuses soutient des études de mesure de la toxicité ciblant les femmes d’ascendance africaine ou les personnes susceptibles d’être discriminées dans les environnements de jeux vidéo. Ce projet, intitulé Toxicity in Video Games, est mené en collaboration avec des chercheurs universitaires, et permettra de quantifier ces comportements et de les analyser, dans le but de déterminer des actions concrètes à mener pour les combattre.

Le collectif souhaite aborder le sujet du playtesting, test d’un jeu en phase de développement par des professionnels, en vue de son amélioration et souhaite éditer un guide de référence destiné aux studio

éditeurs.

Afrogameuses est une communauté internationale, créée en 2020, composée majoritairement de gameuses et streameuses,
à la fois amateur et professionnel.
L’objectif est de favoriser un écosystème vidéoludique plus représentatif des minorités ethniques, à différents niveaux : les personnages, les plateformes de streaming, la formation, le monde e-sport et professionnel, à travers la promotion de modèles, la sensibilisation, l’information et la l’éducation, afin de favoriser l’égalité des chances des populations invisibles dans le secteur du jeu vidéo.
Les jeux vidéo connaissent des conflits similaires à ceux apparents dans les sociétés modernes. Des expériences de harcèlement, de sexisme et de racisme sont fréquemment rapportées faisant écho à la réalité de l’environnement sociétal. En 2019, la joueuse professionnelle chinoise Li Xiaomeng, connue sous le nom de Liooon et championne du monde du jeu Hearthstone, dénonce les attaques sexistes dont elle est régulièrement victime et déclare son soutien aux gameuses qui sont également victimes de harcèlement.

Les chiffres officiels montrent que seulement 14% du personnel des studios de développement en France sont des femmes et 2% sont non binaires ; 2% des professionnels du développement de jeux s’identifient comme noirs/afro-américains/afro-caribéens ; et une étude américaine de 2014 souligne l’absence de personnages racisés, en particulier de femmes racisées, dans une cinquantaine de jeux populaires, avec 3% de personnages noirs et 8% de protagonistes féminins , alors que seuls deux d’entre eux sont des personnages principaux du jeu.

“Les jeux vidéo ont-ils peur des noirs ?”
Éditer
Cette question a été posée en 2015, dans le cadre de la table ronde organisée par le média Arrêt sur images.

En France, les statistiques ethniques sont interdites. Il n’existe pas de chiffres pour évaluer la place des personnes racisées dans les studios, ce qui, pour Jennifer Lufau [fr], est un “schéma assez universel : globalement, peu de minorités travaillent dans la tech”, alors qu’il existe une “vraie demande des personnes racisées pour studios à mettre en place des mesures concrètes pour changer cette situation”. Environ 15% des emplois liés à l’industrie du jeu vidéo sont occupés par des femmes. Ce manque de représentation au niveau créatif se traduit par des représentations stéréotypées et hypersexualisées des personnages féminins. De plus, les héroïnes noires sont exotisées, sous forme d’objets sexuels fétichisés, et sont déshumanisées, présentées comme agressives et dépourvues de sentiments. Leur représentation physique reste superficielle car les studios ne prennent pas la peine de créer une représentation réaliste des coiffures afro ou de la couleur de peau. Ils sont rarement choisis dans des rôles principaux, car les studios et les investisseurs les considèrent comme un risque. La création de personnages féminins noirs intéressants et indépendants est une priorité. Actuellement, les jeunes joueuses ont du mal à s’identifier au type de personnages proposés. L’une des missions d’Afrogameuses est de contacter les studios de développement de jeux pour leur expliquer que ces personnages stéréotypés ne sont pas les bienvenus.

À un jeune âge, l’experte en marketing numérique Jennifer Lufau s’est rendu compte qu’en tant que joueuse, elle voyait peu d’autres femmes qui lui ressemblaient et se considérait comme une sorte d’anomalie : une femme et une noire. Pour elle, étant une femme noire geek, dans le monde raciste et sexiste du gaming, est en soi un geste militant. C’est souvent la cause du harcèlement, qui s’exprime par la réception régulière de commentaires haineux. Pour éviter cette situation, de nombreuses femmes racialisées dans le monde du jeu utilisent des pseudonymes à consonance masculine.

En 2020, Jennifer Lufau a contacté d’autres femmes concernées par le biais de réseaux féministes, tels que Women in Games, et de groupes antiracistes, tels que Black Geeks,[1] afin de partager leurs expériences respectives. Ensemble, ils ont créé le collectif Afrogameuses, qui est né sur Instagram le 14 juillet 2020, avant de devenir officiellement une association à but non lucratif quelques mois plus tard, grâce à une campagne de financement participatif, qui s’est achevée le 25 septembre 2020. A cette époque, des initiatives similaires étaient proposées dans les pays anglophones, notamment aux États-Unis, mais une telle structure n’existait pas en français.

Le 24 octobre 2020, sur la plateforme Twitch, le collectif a animé une masterclass en partenariat avec la chaîne MadmoiZelle et, en janvier 2021, l’association a signé son premier partenariat avec Maratus Game, un studio belge indépendant, notamment le développeur d’Arisen, une carte narrative jeu sur l’esclavage, basé sur un choix de personnages féminins, masculins, binaires ou non binaires, homosexuels, hétérosexuels et bisexuels.

En mars 2021, neuf mois après sa création, la communauté Afrogameuses comptait plus de 3 000 followers sur son compte Twitter et, le 19 juin 2021, l’association organisait un meet-up jeu vidéo et esport à Paris, dans le cadre du projet ParisENVIES.

Afrogameuses est une association qui œuvre pour une meilleure intégration des minorités dans le secteur du jeu vidéo. Grâce à son soutien, cette communauté inclusive encourage les joueurs et les streamers d’ascendance africaine à prendre leur place dans l’industrie. Les gameuses et streameuses, ainsi que les professionnelles de l’industrie du jeu vidéo, sont valorisées et invitées à des sessions live et des masterclasses, pour échanger et parler de leur parcours, de leur métier et de la diversité du secteur. Différentes actions sont mises en place pour soutenir les femmes gamers confrontés à des discriminations intersectionnelles (misogynie, racisme) et de créer un espace de partage et d’éducation. Selon la fondatrice Jennifer Lufau, “le féminisme n’a pas été conçu à l’origine pour les personnes racisées, et n’a donc pas les mêmes objectifs. Être noire est un marqueur social en plus d’être une femme, et c’est quelque chose qui fait la différence aujourd’hui, partout l’objectif principal est de rencontrer et de rassembler des joueuses d’ascendance africaine, dans le but de pallier leur absence dans l’esport et le streaming, notamment sur la scène francophone.

L’objectif du collectif est de rendre visibles, de manière positive, différents profils de gameuses afro-descendantes actives en France et à l’étranger, afin d’ouvrir la voie à d’autres ; fournir des ressources contre le harcèlement, ainsi que les comportements racistes et sexistes en ligne ; pointer et trouver des solutions aux personnages féminins noirs souvent stéréotypés, secondaires et non jouables dans les jeux vidéo ; pour démontrer que le jeu est un secteur viable et accessible pour les jeunes filles noires. Bien que l’accent soit davantage mis sur les femmes d’ascendance africaine, l’association promeut la diversité et l’inclusion de tous les genres pour influencer l’industrie du jeu vidéo sur ces questions, tant en termes de représentation que d’emploi. Les personnages noirs, forts et féminins se faisant rares dans le monde des jeux vidéo et des gamers, les actions tentent de contrer cette invisibilisation et incitent les femmes à dénoncer les comportements sexistes et racistes.

L’association Afrogameuses articule ses interventions autour de quatre axes. D’une part, il soutient l’amélioration de la représentation des personnes racisées dans l’univers du jeu vidéo, par la promotion de modèles sur les différentes plateformes de jeu et les réseaux sociaux, dans le but de développer l’intérêt des femmes noires pour ce domaine, à la fois pour travailler et diffuser. D’autre part, il renforce le réseau d’information et d’accompagnement des membres de l’association dans leurs projets, par la mise en place d’ateliers de coaching, qui favorisent une meilleure insertion p

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